Nouvelles normes sur les émissions des camions lourds applicables en 2020

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Pour honorer sa promesse de lutter contre le réchauffement climatique, le ministère de l’Environnement et du Changement climatique du Canada a annoncé un nouveau règlement sur la pollution par le carbone des véhicules lourds en juin 2018.

Comme ce règlement est entré en vigueur au début de l’année 2020 et qu’il deviendra de plus en plus strict au cours des années suivantes, pourquoi ne pas s’y intéresser et en exposer les grandes lignes?

Les émissions de carbone des véhicules lourds au Canada à l’heure actuelle

Présentement au Canada, l’ensemble des véhicules lourds en opération sur le territoire, majoritairement alimentés au diesel, rejettent pratiquement autant de carbone que les centrales d’électricité alimentées au charbon. Même que depuis 1990, leur utilisation a beaucoup augmenté, faisant en sorte que la pollution produite par ce type de véhicules a presque triplé en 30 ans.

Il était donc impératif que le gouvernement canadien se donne les moyens de renverser cette tendance et développe une nouvelle législation relative au rejet de gaz à effet de serre des camions lourds.

Un règlement qui impose des limites en matière d’émissions de CO2

Le nouveau règlement introduit des normes plus strictes sur les véhicules lourds et moteurs neufs de l’année de modèle 2021, qui se resserreront jusqu’à l’année de modèle 2027. Ces normes prennent la forme d’une valeur cible d’émissions de CO2 exprimée en grammes par mille qui devra être respectée sous peine de pénalités. Ces cibles varient en fonction du type de véhicule lourd, de leur vocation ainsi que de leur motorisation.

Les normes en question ont pour but d’améliorer l’économie de carburant globale des camions et de réduire les GES. Elles devraient entraîner une réduction de la pollution par le carbone d’environ 6 millions de tonnes par année d’ici 2030. Si cet objectif est atteint, cela équivaudrait au retrait, pendant un an, d’environ 1,5 million de voitures du réseau routier.

En réduisant les émissions émanant des autobus scolaires, des tracteurs de transport routier et des remorques, de même que des camions vocationnels, des camionnettes de livraison et des fourgonnettes lourdes, ce règlement permettra aussi au Canada de mieux s’acquitter de ses obligations en vertu de l’Accord de Paris.

Un resserrement des normes qui favorisera sans doute l’essor des carburants alternatifs

Le nouveau règlement canadien sur la pollution par le carbone des véhicules lourds a été conçu dans le but de promouvoir l’innovation et de favoriser la souplesse, de sorte que l’industrie du transport puisse choisir les options de conformité les plus rentables.

Par exemple, les fabricants de véhicules lourds disposeront de la flexibilité nécessaire pour sélectionner les technologies propres qui leur permettront d’abaisser la consommation de carburant de leurs modèles en plus de réduire les émissions et les coûts d’exploitation.

Cela pourrait amener plusieurs constructeurs à offrir plus de choix de motorisations compatibles avec des carburants plus propres, tels que le gaz naturel comprimé dont l’empreinte carbone est beaucoup plus faible que celle du diesel. Le gouvernement n’a d’ailleurs pas caché son intention de faire la promotion des technologies propres via la nouvelle règlementation.

Des retombées positives pour les entreprises de transport?

Le nouveau règlement permettra également de réduire les frais associés au transport des marchandises par camion au Canada, aidant ainsi le secteur du transport à devenir plus concurrentiel.

Par exemple, il permettra aux propriétaires de nouveaux véhicules lourds d’économiser près de 1,7 milliard de dollars en coûts de carburant annuellement d’ici 2030 et ainsi de réduire leurs frais d’exploitation.

EBI voit cette nouvelle législation d’un bon œil

En conclusion, il faudra peut-être attendre quelques années avant de pouvoir juger de l’efficacité de ce nouveau règlement sur la pollution par le carbone des véhicules lourds. Néanmoins, d’un point de vue environnemental, il s’agit assurément d’un pas dans la bonne direction.

Chez EBI, nous croyons fermement que l’avenir du transport passe par l’adoption de telles mesures qui favorisent les énergies propres. D’ailleurs, si vous partagez notre point de vue et souhaitez réduire votre dépendance aux véhicules et carburants polluants, pourquoi ne pas faire l’essai d’un camion lourd au GNC dès aujourd’hui?